Rentrée 2022 : l’Anses alerte sur la présence de substances chimiques dangereuses dans les fournitures scolaires

Attention au contenu des trousses de vos enfants pour la rentrée 2022 ! Une expertise menée par l’Anses révèle que des substances chimiques préoccupantes ont été identifiées dans plusieurs types de fournitures scolaires. Quelles sont les fournitures scolaires concernées ? Que propose l’Anses ?

Alors que l’heure des grandes vacances scolaires vient à peine de sonner, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) alerte déjà les parents sur la composition des fournitures scolaires pour la rentrée 2022. L’Agence de santé tire la sonnette d’alarme dans une expertise publiée ce jeudi 7 juillet, sur la présence de substances chimiques dangereuses dans plusieurs types de fournitures scolaires. Ces fournitures sont notamment utilisées par les élèves à l’école, mais elles peuvent être également utilisées à la maison ou encore au bureau. L’expertise révèle que les substances chimiques préoccupantes identifiées dans les fournitures scolaires sont notamment les phtalates, chloroforme ou encore du bisphénol. Voici le type de fourniture concerné par la présence de ces substances :

  • des stylos ;
  • des colles ;
  •  des crayons ;
  • des correcteurs ;
  • des cahiers.

 

L’expertise indique que certaines de ces substances chimiques peuvent entraîner des effets sur la santé lorsqu’elles sont inhalées, ingérées ou simplement au contact de la peau.  L’Anses précise dans son expertise que de nombreuses marques sont concernées, c’est pourquoi elle recommande aux consommateurs de privilégier les fournitures ne contenant ni substances parfumantes, ni paillettes ou autres artifices.

L’Anses réclame “une réglementation spécifique” permettant d’encadrer leur composition

Parce que ces fournitures sont utilisées au quotidien, notamment par des enfants qui peuvent les porter à la bouche, l’Anses appelle à étendre la réglementation européenne relative aux jouets à ces fournitures. À ce jour, les réglementations ne relèvent pas de règles spécifiques. Ce n’est pas tout, l’agence de santé demande aussi aux fabricants de supprimer les substances chimiques dangereuses de ces produits et appelle au renforcement des contrôles.

Cette expertise publiée par l’Anses s’appuie sur plusieurs études publiées précédemment par des associations de consommateurs et des fédérations professionnelles de fabricants et distributeurs comme le Danish EPA (L’Agence danoise de protection de l’environnement), l’Ademe, l’UFC-Que Choisir ou encore 60 Millions de Consommateurs). L’Anses nuance en soulignant toutefois que peu d’études ont été réalisées sur le sujet. Ces études existantes démontrent uniquement la présence de ces composants et, dans l’ensemble, ne révèlent pas à quel point la santé des enfants est réellement exposée.

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